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Pdf du spécimen de caractères (article TypeCulture)  |  version imprimée sur demande

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Récompense : la fonte a reçu le Type Directors Club Certificate of Excellence in Type Design.
Elle a été nominée pour le Design Prize of the Federal Republic of Germany 2010.

Écriture : copte (Égypte - entre le ıer siècle avant J.-C. et le ıxe siècle).
Versions : version de base et version pointée (Copte Scripte & Copte Scripte Pointed).
Nombre de signes : 683 signes au total (363 version de base + 320 version pointée).

Achat : pour obtenir des informations sur la distribution de cette fonte, cliquez ici.

Dessinateurs : Jonathan Perez & Laurent Bourcellier.

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L'écriture copte est née de la rencontre de deux écritures et de deux cultures, égyptienne et grecque. Elle emprunte à l'écriture grecque une part importante de ses signes, 24 sur les 31 signes de base, les 7 autres proviennent du démotique, qui est l'écriture auparavant en usage en Égypte. Au-delà du changement des signes, la véritable révolution vient du changement structurel, l'Égypte découvre grâce au grec le principe du système alphabétique.
J'ai commencé à travailler sur ce projet avec Laurent, après 6 mois passés au Caire. Nous avions travaillé chacun de notre côté sur l'écriture copte les années précédentes, Laurent sur une approche résolument plus contemporaine avec l'Unicopte, moi sur une option historique classique avec l'Ifao N Copte. Nous avons envisagé ce projet comme la troisième voie possible dans le travail sur une écriture ancienne, une voie où ce sont l’écriture cursive et l’humain qui sont au centre du travail typographique.

Le premier enjeu typographique de ce projet était de parvenir à un équilibre entre cursivité et stabilisation, fidélité et distanciation par rapport au modèle. Nous nous sommes principalement basé sur un papyrus du vııe siècle, mais la fonte est le résultat d’allers-retours entre de nombreux documents. Il ne s’agissait pas de tomber dans une logique de fac-similé, qui ne rend absolument pas compte d'un rythme cursif si elle est appliquée au dessin typographique. Nous avons essayé de mettre au point des formes qui, répétées, aboutiraient à donner face au texte typographié une sensation proche du manuscrit, tout en étant suffisamment représentatives pour permettre de reproduire n’importe quel texte cursif.


Le second enjeu spécifique à ce projet était de rendre compte de la cursivité sans avoir recours à la ligature systématique : nous avons pris le parti de considérer que les lettres comportaient un plein et un délié provenant uniquement de la pression de l’outil. La vibration qui en résulte est plus subtile, et basée sur notre analyse du geste, du ductus de chaque signe.


Nous avons enfin fait le choix de ne pas utiliser le principe d’une ligne de base mais de structurer les signes autour d’une ligne médiane, ce qui nous a permis de dynamiser l’écriture avec un travail de mise en valeur de la silhouette des mots pour conserver la vibration des lignes calligraphiées.

Cette fonte propose une alternative au choix typographique de l’onciale, intimement liée à la religion, pour la reproduction d'écrits de la vie de tous les jours. Chercheurs et éditeurs sont ainsi libres d’affiner s’ils le souhaitent le rapport entre la situation sociale du texte et sa représentation.
 La fonte est compatible Mac et PC, et basée sur Unicode ; elle est également compatible avec la fonte copte des éditions de l’Ifao. Un clavier virtuel pour permettre la saisie de textes coptes via le clavier Azerty est déjà réalisé pour Mac. Nous espérons que cet outil, relativement expérimental dans le domaine de l'édition scientifique, saura convaincre éditeurs et chercheurs, et les sensibiliser d'avantage aux problématiques de reproduction des textes anciens.

 

 


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